L'AUEG, sur ce thème de la santé, d'une part valorise des potentiels pour faciliter les échanges entre chercheurs, professionnels de santé et entreprises et, d'autre part structure des réflexions et initiatives en profondeur autour de groupes de travail.
Les thèmes faisant à ce jour l'objet d'une démarche structurée sont:
Le système de santé français risque d’être mis à mal par le vieillissement de sa population. Il repose sur le paradigme de la prise en charge des affections aigues, de la lutte contre la maladie que l'on veut vaincre. Ce système est logique pour une population globalement jeune. L'économie de l'ensemble repose sur le principe de la rémunération à l’acte et fait appel à des moyens coûteux de plus en plus sophistiqués. On constate d’une part une quasi-impossibilité de soigner tous les patients au même niveau, et, d’autre part une détérioration de la relation entre citoyens et soignants. Le médecin est souvent obligé de faire un choix entre les patients puisque le "panier" de prise en charge par la société (par les ressources publiques) n’est pas clairement défini.
L’objectif de la réflexion est de contribuer à créer une rupture de pensée : la santé est souvent considérée comme une dépense qui croit tous les jours. Elle devrait être considérée comme un investissement. Elle doit être à la base d’un projet de société, un projet collectif dans lequel s’inscrit chaque individu. Ce projet doit intégrer les notions de production de soins et de retour sur investissement en termes de bien-être et de bonne santé. Ce projet doit être intéressant à tous les sens du terme y compris du point de vue économique pour les entreprises en créant de nouveaux métiers et emplois. Il est donc nécessaire d’avoir une autre réflexion conceptuelle sur la santé.
Le groupe de travail est ouvert, et les personnes intéressées par une participation à la démarche "Santé de la personne" sont invitées à se faire connaître à l'AUEG (fax, e-mail, lettre, ...).
Le groupe est parti de quelques réflexions générales:
Le groupe a ensuite défini une stratégie de travail permettant une interaction maximale entre les experts, les citoyens.
Le schéma ci-dessous illustre la façon de fonctionner du groupe "Santé de la personne".

Certains thèmes, certains axes de réflexion sont ainsi abordés de façon structurée. Ils conduisent à l’organisation d’évènements et à la création de documents et publications qui sont autant de contributions pour dégager idées et actions.
Remarque : sur le thème de la santé de la personne, vous pouvez aussi consulter le site web du Centre National de référence - Santé à Domicile+Autonomie
initié par l'AUEG.
Le groupe "Santé de la personne" a également proposé une autre approche qui consiste à définir un Territoire à Santé optimale.
Comment réaliser un "Territoire à Santé optimale" ?
Il est nécessaire de souligner que le terme de Territoire n’est pas utilisé ci-dessus dans tel ou tel niveau de découpage français (commune, département, ...) mais dans l’esprit de "Territoire de projet" comme défini par une publication d’Armand Frémont Quel territoire ?
: c’est le projet qui définit le territoire dont il est question, qui est adapté.
Il n’est pas question d’omettre la nouvelle organisation territoriale de la santé
et les territoires de santé définis par la loi, mais de mener des réflexions sans contraintes, limites de territoires administratifs.
Quelles conditions réunir pour que la population d'un territoire bénéficie de la meilleure santé ? Ces réflexions forcément très transversales risquent d'ébranler beaucoup nos habitudes. Elles devront proposer des actions concrètes et réalisables mais ne peuvent s'abstraire du contexte dans lequel nous vivons. Dès décembre 2008, un premier éclairage fut donné par Hafida BELRHALI-BERNARD concernant le projet de loi en cours de discussion à l'époque, et qui est devenu depuis la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.
Cet éclairage situe les enjeux de l'évolution actuelle.
Aperçu concernant la future organisation territoriale de la santé
Contexte de cette loi
D’un point de vue de la politique publique et du droit, la santé est une compétence de l’Etat et, malgré son appellation le texte de loi n’est pas un texte décentralisateur.
L’organisation territoriale de la santé est l’objet d'une loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires.
Le texte résulte d’une volonté de meilleure répartition des professionnels de santé sur le territoire et d’une volonté de meilleure coordination des acteurs de la santé à travers la création d’un acteur unique au plan régional : l’Agence Régional de Santé (ARS).
Autres points de cette loi : interdiction de la vente d’alcools aux mineurs, interdiction des cigarettes bonbon, éducation thérapeutique du patient, lien public-privé, souplesse accrue de gestion des établissements, modernisation des établissements...
Points importants
Les compétences de l’ARS sont donc de définir et mettre en oeuvre la politique régionale de santé dans le respect des objectifs nationaux. Son statut est celui d'un Etablissement Public avec un directeur général nommé en conseil des ministres et doté d’un conseil de surveillance, d’une conférence régionale de santé. Les objectifs annoncés sont de concilier une politique régionale de santé avec établissements de contrats locaux de santé entre les collectivités territoriales et l'ARS et en même temps de réduire les inégalités territoriales.
La préfiguration de 2009 a précédé la mise en place des ARS prévue pour 2010.
Les questions urgentes
Les questions qui ne manqueront d'être posées concernent la tutelle de l'Etat même s'il n'est pas question ici de décentralisation. Les difficultés pour la suppression des 7 organismes précédemment citées sont à analyser. La question de fond est celle d'une politique de santé régionale et quelle politique de santé que peut-on choisir pour un territoire ? On ne part pas sans expérience antérieure si l'on considère l'exemple d'autres pays d'Europe tels l'Italie.
La réflexion que l’AUEG conduit à partir de 2010 devrait comprendre trois étapes :
Le groupe n'ignore pas travaux et indicateurs proposés dans divers contextes :
Des études, articles, listes d'indicateurs sont réalisées dans des contextes très différents, en liaison avec la nouvelle organisation des territoires de santé
, dans le but de comparer les régions et de comprendre les différences
ou pour définir des indicateurs territoriaux de santé publique.
La démarche choisie est de s'intéresser tout d'abord aux indicateurs médicaux en lien avec le concept de territoire (Quel Territoire ?) pour réfléchir sur la démarche qui permettrait de les améliorer.
C'est à l'initiative du Professeur Alain FRANCO qu'un groupe "Santé de la personne" fut créé en juin 2008. La démarche fut fondatrice des travaux de l'AUEG et c'est dans le contexte de ce groupe que fut formulée la nécessité de s'interroger sur la définition d'un Territoire à Santé optimale, et sur les actions à entreprendre pour le voir exister.
Vous pouvez accéder à:
sur ce thème,

Olivier ROUX. Publications de l’AUEG. Mai 2010.
Jean CALOP. Publications de l’AUEG. Mai 2010
Philippe CASTETS. Publications de l’AUEG. Mai 2010
Henri de SAINT ROMAN (article du Quotidien du Médecin)
Alain Franco. Publications de l’AUEG. Juin 2008
Armand Frémont. Publications de l’AUEG. Juin 2008
Pierre Tambourin.
Philippe ARVERS
Jean CALOP
Philippe CASTETS
Olivier COHEN
Olivier ROUX
Olivier ROUX
Olivier ROUX
sont issus chaque année de ces travaux.
par Corinne DAVER, avocate droit de la santé au Cabinet FIDAL, Paris
par Patrick FORTUIT, pharmacien, membre du Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens
par Marc GIROUD, chef de service du SAMU 95, président de SAMU-Urgences de France
par Jean-Marie PICARD, conseiller médical auprès de la direction générale de l'ASIP-Santé, Paris
par Olivier ROUX, président du Conseil de l'Ordre des Médecins de l'Isère
par Christian SAOUT, président du CISS (Collectif Inter-associatif sur la Santé), Paris
- 25 mai 2009Le dossier médical existe déjà dans certains pays et reste un projet ouvert en France depuis 2005. Dans le but d’étayer la réflexion et les échanges, un travail de synthèse intitulé "Dossier médical partagé. Base de réflexion"
a été réalisé en septembre 2008 par une consultante spécialisée, Laure BORNAREL et plus récemment, un article du Quotidien du Médecin fait le point (Henri de SAINT ROMAN
).
La réflexion s’articule autour des questions :
Les thèmes à approfondir peuvent être présentés comme suit :
Une première table-ronde (25 mai 2009) a permis de répondre à la première question "Qu'est-ce que le Dossier Médical ?". Trois publications de l'AUEG ont ainsi fait le point à la suite de ces travaux :
par Olivier ROUX
par Jean CALOP
par Philippe CASTETSLes réflexions se sont enrichies depuis et une table-ronde le 26 mai 2010 a permis des échanges avec les acteurs nationaux sur le "DMP : aspects technique, juridique et informatique" et la rédaction d'une note de synthèse:
La table-ronde du 26 mai 2010 comprenait une première partie réservée aux interventions pour situer le contexte. La seconde partie a permis d'une part, les échanges entre les personnalités invitées et d'autre part, les échanges entre le public et les intervenants.
L'après-midi a été animée par Jean CALOP, professeur de pharmacie clinique à l'UFR de Pharmacie, responsable du service de pharmacie clinique au CHU de Grenoble, membre de l'académie de pharmacie et Philippe MENTHONNEX, anesthésiste-réanimateur, praticien hospitalier honoraire, expert près la Cour d'Appel de Grenoble, ancien chef de service SAMU 38
Pour télécharger les exposés, cliquer sur les liens ci-dessous
par Corinne DAVER, avocate droit de la santé au Cabinet FIDAL, Paris (synthèse de l'intervention
)
par Christian SAOUT, CISS (Collectif Inter-associatif Sur la Santé) président du CISS, Paris (synthèse de l'intervention
)
par Jean-Marie PICARD, conseiller médical auprès de la direction générale de l'ASIP-Santé, Paris
par Patrick FORTUIT, pharmacien, membre du Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens
par Olivier ROUX, président du Conseil de l'Ordre des Médecins de l'Isère
par Olivier ROUX, président du Conseil de l'Ordre des Médecins de l'Isère
12 octobre 2007. Alain Franco, professeur de médecine interne et gériatrie et président de l'"International Society of Gerotechnology"
12 octobre 2007. Pierre Tambourin, directeur général du Genopole d’Evry
12 octobre 2007. Armand Frémont, géographe, ancien Recteur des Académies de Grenoble et de VersaillesD'autres thèmes sont abordés à l'AUEG, et pourraient devenir un jour l'objet de démarches structurées :
qui peut être utilisé dans les lycées, écoles ou universités.
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