Quelques questions illustrent l’objectif recherché :

  • Comment permettre à chacun d’optimiser sa santé dès le début de sa vie et de façon continue, jusqu’à son terme ?

  • Comment permettre à chacun de construire son projet individuel dans le projet collectif de santé ?

  • Comment aboutir au maintien à domicile des personnes comme situation générale en fonction des compétences de chacun (plutôt que des lacunes ou handicaps) ?
     

Certaines précautions sont indispensables :

  • On ne doit pas confondre les questions liées à la mauvaise santé et celles corrélées à la mort. L’ambivalence des sentiments est souvent présente, parfois de façon permanente pour les personnes âgées. Il ne faut cependant pas confondre les deux aspects.

  • Il faut utiliser les nouvelles technologies, objets ni de miracles, ni (si possible) de catastrophes. Mais les technologies ne sont pas un objectif en soi. Elles doivent surtout faciliter les échanges entre les êtres (par exemple malades et soignants) et en aucun cas les diminuer.
     

Quelques réflexions qui pourront être utiles (l’ordre d’énoncé n’est pas un ordre d’importance relative) :

  • Il faut aborder la question du rationnement qui est une question économique et éthique. La société devrait définir avec sa sensibilité démocratique ce qu’est la santé, ce que la société doit prendre en charge et ce qui relève de chacun.

  • La santé de la personne repose sur les relations entre personnes notamment concernant les actes médicaux. En ce sens, l’évolution judiciaire est une dérive qui peut freiner la réflexion sur la responsabilité collective.

  • Pour la santé (comme pour beaucoup d’autres thèmes), il faut définir un territoire de projet ou plutôt les divers niveaux de territoires en fonction des déclinaisons concrètes, en évitant les cloisonnements politiques et administratifs (a priori).

  • Si l’on désire inventer un nouvel objet, un nouveau process, la meilleure stratégie, y compris du point de vue économique, est d’inventer ce qui peut être utilisé par tous. Cela servira aux personnes à compétences limitées donc au plus grand nombre.
     

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