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Cette action de la Région Rhône-Alpes avait pour objectif initial de définir avec des lycéens, des adolescents, des spécialistes, une maquette de magazine scientifique adaptée au public des classes de seconde et à celui des classes de première et terminale scientifiques. L'AUEG a apporté sa contribution à l'Université Joseph Fourier -établissement support- et au SAIO du Rectorat de l'Académie de Grenoble dont l'action fut déterminante. Deux démarches parallèles ont été menées : un questionnaire fut adressé aux lycées (41 établissements et plus de 2 000 lycéens ont répondu). Par ailleurs, en utilisant les enquêtes antérieures, des articles ont été réalisés ou sélectionnés grâce à des collaborations variées (Science et Vie Junior, Crayon Bleu, ESRF, etc...). La critique des élèves a permis de réaliser des articles types. Les résultats de trois années d'enquête et d'échanges sont synthétisées dans un rapport enrichi de trois annexes (papier et CD) avec des dizaines d'histogrammes. Les personnes concernées peuvent se faire connaître à l'AUEG. Un condensé du rapport peut être consulté ci-après en PDF ainsi que trois articles créés pour l'exemple : Ouvrons l'œil sur le sommeil ; Virus : le retour ; Etre bien dans son assiette. Résumons rapidement les résultats concernant le magazine et les enquêtes : Quel magazine ? L'analyse des enquêtes Les filles et les garçons n’ont pas les mêmes centres d’intérêt et les différences varient suivant que l’on est en seconde indifférenciée ou en terminale scientifique. Les garçons de terminale scientifique s’intéressent à un plus grand nombre de thèmes que les garçons de seconde indifférenciée, ce qui paraît normal : leur curiosité s’accroît avec le temps et les études. Ainsi « Les confins de l’univers, les énergies renouvelables, les ondes sonores, la cryptographie, les réactions et déchets nucléaires, la technologie informatique, les hologrammes » font partie des 61% des thèmes dont les scores s’améliorent entre la seconde et la terminale chez les garçons. voir histogramme 3.5 Mais la situation est inversée chez les jeunes filles. Certes, elles manifestent un intérêt plus grand pour quelques thèmes : le corps humain, les virus, l’effet de serre, les énergies renouvelables, biologie et informatique…. mais leur intérêt ne croît que pour 35% des thèmes. Pour 65% des thèmes scientifiques proposés, les filles de terminale scientifique sont moins intéressées que celles de seconde indifférenciée ! voir histogramme 3.6
Les réponses en questions
ouvertes concernant les métiers (5 000 réponses pour 1 500 lycéens) confirment
ces résultats. Ils sont assez cohérents chez les garçons : un métier qui
nécessite une formation scientifique obtient un meilleur score en terminale
scientifique qu’en seconde. En outre, la palette des métiers cités est large et
correspond à des secteurs qui contiennent de bonnes potentialités d’emploi. Les
garçons restent ouverts au statut (public, privé) formulant même pour certains
qu’ils désirent créer une entreprise. Les réponses des filles sont totalement
différentes : leur choix qui était relativement large en classe de seconde, se
limite de façon drastique dès la première scientifique. On assiste à deux
tendances : On pourrait se rassurer en affirmant que les candidatures pour les métiers de la santé sont nombreuses. Mais, on ne peut rester insensible au fait que les ambitions des filles soient si limitées et que leur curiosité sur les orientations qui leur sont possibles semble diminuer dès la classe de première. Ces résultats complètent des études antérieures et incitent à conduire des actions déterminées à destination des lycéennes.
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